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  Développement Orly Rungis
Catégorie : Tracts
Ajouté le : 19/08/2007 12:35
Auteur : Secgen
Lectures : 147
Note : Non évalué [ Evaluer ]

Déclaration de l’UL CGT dans le cadre des assises des Conseils Généreux de l’Essonne et du Val de Marne pour le développement de la plate-forme Orly Rungis le 21 11 06.


L’augmentation de 10 % de la surface de l’aéroport Orly Sud réalisée par ADP, laissait entendre une intention étudiée pour ne pas dire entendue de l’implantation d’activités nouvelles. Et l’annonce dans la presse d’Air France –KLM de la création d’une nouvelle filiale de type low-cost sur de multiples lignes au départ de cette aérogare en étroite collaboration avec les opérateurs de voyage, effectuées par des avions constructeurs américains B737-800 nous le confirme. Il est vrai que l’engouement boursier, obligeant Air France-KLM a donné un avertissement de limitation à 47 % d’achat de ses actions de l’étranger, laissait présumer une annonce prochaine d’un projet digne de séduire les appétits carnassiers de fonds de pensions. Et chacun sait que le modèle Low- Cost en est un.

Ainsi la confidentialité qu’Air France impose aux représentants des salariés sur le projet, en les menaçant de poursuite judiciaire , semble n’avoir pas fait l’objet visiblement d’une telle rigueur envers certains initiés qui aujourd’hui vont grassement en profiter.

Double aubaine on Bâillonne les salariés pour assurément au bout du processus mieux les plumer.

Ainsi ce groupe européen , représentant 82.5% du trafic passager hexagonal qui affiche des prévisions de résultats financiers records pour l’année 2007, ne se satisfait pas de transférer en nombre et spécifiquement sur Orly une grande partie de son activité dans les sociétés de sous-traitance dont l’on connaît surtout l’inexistence ou l’attaque systématique des règles de protection sociales pour les salariés qu’elles utilisent - ( les dernières en date révélées, concernent les activités des passerelles de l’assistance en escale , les chauffeurs de navettes transportant les équipages ) non, elle s’inscrit à son tour dans les modèles du genre low-cost, paradant au passage de la création de 400 emplois de droit français sur notre plate-forme , comme pour faire illusion sur ses ambitions sociales.

Car si l’on est sur que les structures de la protection sociale et les conditions de travail des compagnies aériennes low-cost et charter étrangères implantées sur Orly, sont à repenser dans l’ensemble, il serait abusif en la circonstance de laisser croire que relever du droit français suffit pour faire référence à un traitement social exemplaire. Et, ici l’opportunisme d’Air France d’une implantation économique de ce type dans le but non dissimulable d’occuper la place pour ne pas la laisser à d’autres, s’inscrit dans une politique volontariste de faire du dumping social entre salarié du même groupe.

Constatons que les privatisations d’Air France, et des ADP issues du processus de libéralisation du ciel européen et trans-atlantique et de déréglementation, forcent aujourd’hui des choix de stratégies économiques décomplexées et purement financières .

Aussi, habillant le tout par une communication bien dirigée et s’appuyant sur des accords d’entreprise de façades avec des partenaires sociaux bien choisis, ses entrepreneurs tentent de diluer et tromper sur les véritables effets de leur politique, bien mesurable pourtant en instabilité d’emploi et dégâts sociaux, fondement d’une réelle, de la véritable insécurité.


Notre organisation syndicale de l’Union Locale CGT est depuis sa création force de proposition pour le développement de la plate forme d’Orly.

Car comment sérieusement concevoir un développement du territoire IDF SUD, moteur économique sans considérer l’essor de notre plate-forme.

En s’inscrivant dans une recherche de complémentarité des infrastructures existantes, et de celles qu’il nous faut améliorer, et créer , du logement, des modes de transports sur notre territoire régional, (le rail, l’air, le fluviale, le routier), en fonction des besoins exprimés des usagers, et des salariés qui veulent privilégier une vie citoyenne respectueuse de son environnement, il nous faut de la concertation, mais aussi de l’audace, cette audace qui elle s’inscrirait de toute évidence en rupture avec les consensus des gens de pouvoir. Qu’ils soient industriels ou politiques.

Le choix d’Air France pour privilégier avant tout sa plate forme de correspondance( hub) sur CDG envers une clientèle haute contribution, le départ des compagnies américaines d’Orly , les disparitions en série de compagnies aériennes françaises,dont les raisons n’ont toujours pas fait l’objet d’une véritable prise de conscience à en croire les choix d’aujourd’hui qui mériterait plus de courage et de transparences, ont participé au déclin de l’activité d’Orly, se traduisant par un recul du trafic passager (même si depuis deux ans, nous assistons à une tendance à la hausse) et par des pertes d’emplois dévastatrices.

La création d’un palais de congrès, en vue de drainer des emplois tertiaires est en projet. Pour notre part, nous pensons que c’est la création de nouvelles lignes qui donnera l’impulsion pour l’implantation d’activités nouvelles, créatrice d’emploi.


Il ne s’agit pas de trouver des solutions qui remettraient en cause la limitation des créneaux horaires ou le couvre feu, car c’est bien d’une prise en compte de toutes nos aspirations, de ce que nous sommes, citoyens, riverains, salariés qu’il s’agit de satisfaire.

L’ouverture de nouvelles lignes européennes et intercontinentales au départ d’Orly avec des avions gros porteurs de nouvelles générations auraient cette faculté multiple d’augmenter la capacité de transport passager et les emplois, tout en limitant le nombre de mouvement réduisant les nuisances.

Un million de Pax transportés, c’est en moyenne 4000 emplois directs et indirects et catalyseurs ( rayon de 60’).

Avec à la clef, des emplois stables, en CDI, au statut protecteur, et des salaires qui ne se limitent pas à de maigre subsistance, c’est répondre à des attentes plus qu’évidentes, aujourd’hui, vitales.

Pourtant aujourd’hui, nous assistons à une régulation de l’emploi inique par le fait du prince, en l’occurrence les préfets, qui décident les retraits des titres d’habilitation à circuler dans les zones aéroportuaires réservées. Sous couvert de mesures destinées à la protection collective et à la sûreté du territoire, nous constatons l’ingérence de l’autorité administrative qui sanctionne, en autorisant ou non le droit au travail, limitant en même temps les champs de recours et renforçant la protection patronale de sanctions prud’homales. A défaut de pouvoir prouver une collusion possible entre cette autorité et les entrepreneurs en charge de mettre en œuvre des politiques visant des suppressions de poste, je ne peux m’empêcher d’y voir une correspondance dans cette coïncidence.

Aussi, imaginez poser une première pierre pour ériger un centre de rétention dans l’environnement d’Orly afin d’exclure de notre territoire des humbles, des familles qui n’ont que le seul tord d’avoir cru trouver une vie meilleure sur notre territoire est une faute, une atteinte au sens universel des droits de l’homme.

Notre organisation sera toujours en capacité d’éclairer les choix des décideurs et d’apporter sa contribution, de négocier dans le sens du respect des hommes, et des avancées nécessaire à son mieux être.

Pour cela à chaque fois que cela fut nécessaire, elle a su s’organiser et lutter pour conquérir ces droits.