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  Retraits des badges aéroportuaires : la psychose sécuritaire contre nos libertés
Catégorie : Tracts
Ajouté le : 06/03/2007 18:24
Auteur : Secgen
Lectures : 281
Note : Non évalué [ Evaluer ]

Pour pouvoir accéder aux zones réservées des aéroports, il faut une habilitation délivrée par la préfecture compétente : le badge aéroportuaire.

Depuis les lois sécuritaires de 2001, les préfets ont un pouvoir discrétionnaire dans la délivrance, le renouvellement (actuellement tous les 3 ans) et le retrait de ces badges. Ils peuvent refuser l’habilitation à un salarié ou lui retirer "lorsque la moralité de la personne ou son comportement ne présentent pas les garanties requises au regard de la sûreté de l’Etat, de la sécurité publique, de la sécurité des personnes, de l’ordre public ou sont incompatibles avec l’exercice des missions susmentionnées (NB : de sûreté)". Il s’agit là du dernier alinéa de l’article L.282-8 du Code de l’aviation civile.

Ces notions, pour le moins floues et imprécises, ouvrent la porte à toutes les interprétations y compris les plus arbitraires. Depuis la première vague de retraits des habilitations de 2002 (plusieurs centaines), la sécurité est devenue le prétexte idéal pour l’utilisation abusive du pouvoir préfectoral sur les badges aéroportuaires à des fins bassement électorales, mais surtout de mise au pas du monde du travail.

L’approche des élections politiques n’est pas innocente dans la montée de la répression, dans les tentatives d’opposer les salariés selon leurs origines, dans l’utilisation de la psychose sécuritaire pour attenter aux libertés. Voilà pourquoi on assiste actuellement, soit disant au nom de la lutte anti-terroriste, à de nouvelles vagues de retraits des habilitations.

La CGT a toujours condamné toute forme de terrorisme, aussi, si il y a vraiment des preuves à l’encontre de quelques individus, pourquoi les pouvoirs publics n’engagent-ils pas tout de suite des poursuites pour association de malfaiteurs en liaison avec une activité terroriste ?

Pourquoi tout d’un coup, des collègues qui travaillent à nos côtés depuis des mois ou des années, se retrouveraient-ils sans travail en raison de leur confession religieuse ? Nous sommes là bien loin des discours d’intégration, tant prônés par les politiciens.

Aujourd’hui, les habilitations sont délivrées après un épluchage des fichiers de la police (Stic), de la gendarmerie (Judex), de la DST, des Renseignements Généraux, ainsi que du FPR (Fichier des Personnes Recherchées). Une simple mention dans l’une de ces bases de données entraîne une suspension automatique du badge. Et si les médias ont particulièrement relayés les abus de retrait de badge, du seul fait d’être de confession musulmane (renvoyant à l’amalgame Islam = Intégrisme), la majorité des retraits de badge se fait en réalité sous n’importe quel prétexte.

C’est bien de la remise en cause de nos libertés dont il s’agit, nous sommes tous concernés : la plus petite erreur passée (infractions routières, problèmes du voisinage, divorces, etc.), même si vous avez déjà assumé votre dette envers la société (amendes, condamnation), vous payez une deuxième fois. C’est la double peine. Ainsi, l’Etat reconnaît avoir refusé 2 600 badges depuis 2004, pour des raisons non liées à des risques terroristes.

Et le patronat dans tout ça ? Dès qu’un salarié fait l’objet d’un refus de délivrance, de renouvellement ou d’un retrait de son badge aéroportuaire, il est licencié sans préavis ni indemnité, au motif qu’il ne peut plus exécuter son contrat de travail. C’est la triple peine : la personne perd son emploi. Ecarter un individu d’une source de revenu légale, c’est le marginaliser, faire naître en lui un sentiment d’exclusion, de rejet de la société. N’est-ce pas le plus sûr moyen de pousser des gens vers l’extrémisme ? Est-ce de cette manière que l’on combat efficacement le terrorisme ? En quoi priver d’emploi un individu va-t-il permettre d’améliorer la sécurité des citoyens ?

Ces licenciements automatiques sont inacceptables à plus d’un titre. Il sont une atteinte aux droits de la défense : le salarié doit pouvoir exercer toutes les voies de recours prévues avant de faire l’objet de la moindre procédure disciplinaire de la part de l’entreprise. Si la suspension du badge est maintenue qu’est-ce qui empêche la direction de reclasser le salarié ? La réponse est simple : le patronat y voit un moyen tout trouvé pour se débarrasser des salariés qui le gênent.

Ce sont nos emplois et nos libertés qui sont menacés. La CGT dénonce fermement ces dérives scandaleuses, injustes et intolérables dans un état de droit. Pour la CGT la véritable sécurité c’est la fin de la précarité sur les aéroports, la fin du dumping social.

La CGT demande : Un badge aéroportuaire à durée indéterminée, la mise en place d’une commission préfectorale avec des représentants des syndicats de salariés, de la préfecture et des employeurs. En cas de retrait : le maintien dans l’emploi jusqu’à ce que le salarié ait épuisé toutes les voies de recours légales, un reclassement en cas de retrait définitif.
Sans attendre, la CGT met en place sur Orly et Roissy, un collectif d’intervention sur les badges aéroportuaires pour défendre tous les salariés dans le besoin.

Ne nous laissons pas intimider par des préfectures et des patrons complices de manoeuvres politiques.

Par notre mobilisation, stoppons définitivement les vagues de retrait des badges aéroportuaires, arbitraires et discriminatoires.