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  Rapport de Cex de l'UL d'Orly
Catégorie : Tracts
Ajouté le : 28/11/2007 17:32
Auteur : Secgen
Lectures : 283
Note : Non évalué [ Evaluer ]


COMMISSION EXÉCUTIVE DE

L’UNION LOCALE CGT ORLY

du 23 octobre 2007


RAPPORT PRÉSENTÉ PAR

JEAN-CLAUDE VALERO

En INTRODUCTION


Par quel bout, commencer cette fois ci ?

Face à cette déferlante, sur fond de régression sociale brutale et cynique, des enjeux lourds cristallisent les interrogations, les doutes, les certitudes en des nécessités pour l’action et le rapport des forces.

Traiter de toutes les questions et de nos responsabilités actuelles, en tracer les lignes de force ne peut être envisagé dans un seul rapport. Cependant, des priorités se dégagent et méritent en effet, que l’on s’y attèle.

Cynique disais-je à l’instant, il en est qui se dispute le trophée, à l’exemple d’un Sarkozy qui ose déclarer, je cite :
« Un acquis social, c’est une lâcheté, un oubli, une faiblesse, une habitude ». Ou d’un Kessler, ancien vice-président du patronat français qui parle de défenestrer tous les acquis de 1945, issus du Conseil National de la Résistance, époque où le patronat discrédité s’était vautré dans la collaboration avec la fange nazie qui occupait notre sol.
Et que penser de cette Parisot, présidente du MEDEF, extasiée qui se surprend à dire, je la cite :
« Plus de facilités pour licencier, c’est en même temps, beaucoup plus de facilités pour embaucher ».
• De qui se moque-t-on ?
Et si pour Sarkozy, je le cite :
« Il est important de rencontrer des gens qui ne se plaignent pas », il a du sans doute être saisi de fébrilité, le 18 octobre, première étape de la construction du rapport des forces qui s’impose, première épreuve du feu qui témoigne d’une recrudescence de la combativité des salariés qui n’entendent pas se faire tondre, premier bras de fer qui pour être décisif devra encore plus se muscler, se grossir, s’élargir et s’unifier au plan interprofessionnel.

Cynique, ce paquet fiscal de 15 milliards d’euros en année pleine, offrande aux plus aisés, aux plus fortunés et pour soutenir la rentabilité des capitaux de gros actionnaires plus cupides que jamais.

• Qui sera appelé à trinquer au prix de vicissitudes journalières, rendues insupportables ?
C’est le salarié, l’humble salarié, les modestes en salaire que nous sommes, le contribuable, les pauvres.
C’est Alphonse ALLAIS qui disait, je cite :
« Il faut prendre l’argent là où il se trouve, c’est-à-dire, chez les pauvres. Bon d’accord, ils n’ont pas beaucoup d’argent, mais il y a beaucoup de pauvres », fin de citation.

S’attaquer aux chômeurs, 1 sur 2 est indemnisé, rappelons-le, sous le prétexte fallacieux qu’ils abuseraient de la solidarité nationale pour au bout du compte, cogner dans leurs droits, procéder aux radiations les plus massives en augmentant les contrôles, les rendre plus corvéables, les culpabiliser, souvenez-vous, il y a quelques temps, de cette théorie véhiculée par les Bernard Tapie et autres, sur les « gagneurs ».

Paresseux seraient les bénéficiaires des minimas sociaux. Seraient montrés du doigts et jetés à la vindicte, les titulaires des régimes spéciaux, martelage médiatique aidant pour tirer vers le bas tous les régimes de retraite, de faire voler en éclat le seuil de 60 ans, qui ouvrait la possibilité de faire valoir ses droits à une retraite méritée, d’allonger la durée des cotisations à 41, 42, 45 ans avec de faux arguments, car démontables ils sont, de baisser le niveau des pensions, d’alourdir le poids fiscal pour la multitude.
Ce qui à vrai dire, atteste de l’évidente communauté d’intérêts entre tous les salariés, privé, public, du fonctionnaire au bagagiste, du conducteur de bus RATP à l’agent de sûreté de la Brink’s, etc.

De plus, il est plus qu’évident de veiller à sa propre santé. Gare à celle et à celui qui tombe malade, gare au vieillissement qui fragilise l’être humain, les franchises médicales feront les poches des malades, médicaments et actes médicaux, tout y passe, « on a beau avoir une santé de fer, ou finit toujours par rouiller », clamait Jacques Prévert.

Personne n’est donc à l’abri, les plus exposés à la précarité, aux privations, à la pauvreté encore moins. Mais pourront-ils se soigner ? Au risque de développer des pathologies qui les abîmeraient davantage, taxés et punis, ils seraient ainsi.

Il n’est pas bon de se revendiquer de mai 68, Sarkozy en rougirait d’indignation. Fustigés sont les fonctionnaires qui pomperaient les comptes de la nation. Fustigés sont les jeunes des quartiers populaires.
Quant à l’immigration, le sordide le dispute à cette volonté implacable d’opposer les catégories les unes contre les autres. Soumettre certaines catégories à des tests ADN au pays des droits de l’homme, témoigne du déshonneur dans lequel, un pays comme la France, s’enfonce.

La riposte à cette forfaiture, honneur de tous, n’en est qu’à ses débuts, elle ira s’amplifiant.
Opposer, diviser, culpabiliser, stigmatiser, répandre la haine, faire de chacun un suspect, s’épier du coin de l’œil, ne sert qu’à justifier les inégalités sociales, à nous marquer au fer rouge, à faire de chacun un être jetable.
L’imposture est au pouvoir.
Ce couple très uni, pouvoir, patronat croit pouvoir se frotter les mains, or, comme le disait Etienne de la Boétie :
« Tout pouvoir ne vit que de ceux qui s’y résignent ».
Le temps n’est à coup sûr, pas à la résignation, mais à la prise de conscience, à son élévation, à ouvrir des perspectives qui stimulent, à la lutte pugnace

Baisser les bras n’est pas notre culture, fondée par une histoire fertile en mouvements sociaux d’envergure, de la commune de 1871 jusqu’à aujourd’hui,
En revanche, c’est à un retour en arrière spectaculaire, auquel nous assistons, à une offensive à nulle autre pareille, à une attaque destructrice comme jamais, à un décervelage idéologique, manœuvrier, monopolisé par des idéologues qui emplissent radios, écrans télévisés, à faire du neuf avec du vieux, à démolir les acquis sociaux.

Que dire par exemple, de cette mystification sur le « travailler plus pour gagner plus » ?
Alors que leurs funestes projets visent à faire travailler jusqu’à l’épuisement, pour gagner moins.

Dans la fonction publique, reviendrait le temps du clientélisme comme jadis, pour y entrer selon la couleur politique et la situation sociale. Les traitements seraient individualisés, flexibles selon des mérites présupposés, les carrières seraient bloquées, allongées et les promotions se feraient selon le degré de soumission.
Le velléitaire serait brimé. Affaiblir le statut de la fonction publique pour la préparer à des processus de privatisation, c’est leur credo.

Par exemple, le choix pour les nouveaux entrants serait entre le statut et un contrat de droit privé, indépendamment d’une gestion basée aujourd’hui sur des critères de rentabilité.

La « séparabilité à l’amiable », cette locution trompe l’œil n’est que liberté pour le patronat, de licencier sans entrave. Cette offensive pernicieuse, méthodique, car elle ne relève pas de l’improvisation, elle date. Elle a été préparée, manigancée. Elle peut certes, dans un premier temps, assez court, nous placer en état de doute, mais elle ne peut que faire long feu. Lever le menton et agir, c’est toute notre culture en mouvement, dans un contexte précis, évolutif, avec un salariat diversifié, éclaté, rongé par la précarité et la flexibilité, mais un contexte qui ouvre des potentialités réelles, qu’il nous faut muer en force matérielle qui pèse.

Manœuvres, gesticulations, pressions, menaces, monopole médiatique, volonté de briser toute volonté de velléité, de riposte en perforant le droit de grève, le rendre inopérant au final, ne saurait nous impressionner. La CGT force motrice, qui entraine, irrigue, propose et agit, fait et fera l’objet de toutes les intimidations, de tous les dénigrements, rumeurs, allusions perfides, de toutes les bassesses pour lui nuire et tenter de l’affaiblir.
L’affaire de l’Union des Industries et Métiers de la Métallurgie, révélée fort opportunément dans cette conjoncture effervescente obéit à une stratégie très réfléchie.

La perfidie, y compris médiatique, n’a pas de limites. Sera-t-elle une source de blocage de la capacité du mouvement syndical à transcender et à pousser les feux du rapport des forces ?
C’est évidemment, NON, cent fois non.

Pourquoi est il fait peu mention de cette caisse anti grève, de ce patronat très influent, baptisé « EPIM ».

Après mai 68, elle a été instaurée. Sa fonction principale résidait dans le fait qu’elle servait à financer les chefs d’entreprise, afin qu’ils puissent résister aux organisations syndicales à la CGT avant tout, lors de conflits sociaux.

Il s’agissait selon l’UIMM, je cite :
« D’éviter la mollesse de certains patrons dans les négociations, de les encourager à la fermeté moyennant rétribution ».
Ainsi des centaines de millions (600) d’euros croupissaient dans les caisses noires du patronat. La présomption d’innocence, nous interdit de spéculer.

Cependant, il est sans doute à explorer quelque piste du côté des parlementaires de la majorité qui bondissent salto avant, pour proposer et promulguer des lois scélérates au plus grand profit du patronat.

On comprend aussi pourquoi, ce couple incestueux gouvernement-patronat veuille produire des lois qui absolvent, qui blanchissent, qui dépénalisent le patronat de toutes ses perversions financières accumulées.
Le processus de dépénalisation du patronat est déjà en route. Quand Sarkozy grommelle, je le cite :

« A quoi sert d’expliquer à nos enfants que Vichy, la collaboration est une page sombre de notre histoire et de tolérer des contrôles fiscaux ou des enquêtes sur dénonciation anonyme », fin de citation ; c’est le patronat, le seul concerné qui applaudit.

Un groupe de travail présidé par le magistrat Jean-Marie Coulon et composé de 20 membres juristes d’entreprises, avocats, magistrats, planche d’ores et déjà sur ce projet de dépénalisation du droit des affaires.

Dans le même temps, ils nous veulent jetables, corvéables, le travail s’intensifie. Ils tapent sur la protection sociale, ne font pas mystère de leur volonté de privatiser la sécurité sociale. Ils frappent les hôpitaux, pourfendent l’école, rabotent les salaires, désossent le SMIC, suppriment près de 23 000 emplois dans la fonction publique.
Ils instaurent les franchises médicales et la TVA alourdie après les municipales pour exempter le patronat de ses cotisations sociales et fiscales. Torpiller le droit de grève est une de leurs obsessions. Détricoter le Code du travail, aussi.

Ils dérèglementent, délocalisent, développent les centres d’affaires, mettent en concurrence les salariés au plan local, national et international. Cette accélération de la surexploitation, fait qu’il est de notre devoir d’en dresser le diagnostic, de contester ensuite pour dans la même articulation, proposer nos analyses, les mettre en débat et formuler les solutions, les réponses correspondant aux aspirations, aux revendications élaborées et portées par les travailleurs, dans un esprit offensif qui fait litière de toute naïveté, car imposer des négociations qui aboutissent et ne soient pas de simulacres passe par la mise en mouvement d’un rapport des forces d’un haut niveau et qui dure.

L’argent disponible dans les entreprises, selon les comptes de la nation s’élève à 567 milliards d’euros dont 173 milliards servent à la spéculation financière. Exiger leur taxation à hauteur des prélèvements opérés sur les rémunérations des salariés, relever l’impôt sur les sociétés et les grandes fortunes, revaloriser la taxe professionnelle et mettre au service de l’emploi durable, les 23 milliards annuels d’exonération des cotisations patronales dégageraient des moyens financiers très importants pour la sécurité sociale et les retraites.

Par exemple, si 80 milliards d’euros de placements financiers cotisaient au même niveau que les salariés, cela rapporterait 10 milliards d’euros. Les dettes de l’état à la sécurité sociale se montent à 7 milliards d’euros, prélever 50% du paquet fiscal suffirait à régler cette dette.

Doper la croissance par une revalorisation du SMIC et des salaires fait qu’un seul point de croissance générerait 22 milliards d’euros de richesses supplémentaires dont 6 milliards de recettes pour la sécurité sociale.

Taxer les stocks options comme le préconise les comptes de la nation à hauteur des salariés, c’est 3 milliards d’euros de recettes ; pour les 500 principaux détenteurs de capitaux en France, en un an, leurs poids est passé de 200 à 280 milliards d’euros soit 15% du PIB contre 6%. Il y a 10 ans.

Evidemment au prix que coûte une nuit à Paris au Foucquet, 15 000€ au Plazza, 14 120€ ou à l’hôtel Meurice 13 000€, sans compter les jet-privé, yachts, Cadillac, îles paradisiaques, garde du corps, chef étoilé pour préparer le dîner, gouvernante, professeur de golf, les massages et entretien des manoirs et autres résidences somptueuses, il y a des frais.

La fortune de Liliane Bettencourt est de 15,3 milliards d’euros, soit l’équivalent de 1 020 000 années de SMIC.
Celle de Bernard Arnault pèse 23 milliards d’euros contre 3,3, il y a 11 ans.
De 1996 à 2007, le nombre de milliardaires en France est passé de 89 à 251.

Spinetta, PDG d’Air-France fait pâle figure à côté, pourtant il est titulaire d’un base de laine de 65 240 actions pour un montant de 2 419 751€.
Le coût de la villégiature de Sarkozy à Malte représente 17 années de SMIC.

Les dividendes en France se sont multipliés par 16 en 25 ans. Le seuil de pauvreté est à 817€/mois et par personne, il affecte, sous ce seuil fatidique 3,3 millions de Rmistes et les assujettis au minimum vieillesse, plus les bas salaires, les chômeurs soit 7 milliards de personnes.

Pendant ce temps, Arnault Lagardère, propriétaire de multiples journaux et revues, impliqué dans l’audio-visuel, ami personnel de Sarkozy gratte en un tour de main, plus de 200 millions de plus-value extorqué à EADS, grâce à la spéculation boursière et à un délit d’initiés, gros comme le nez sur la figure.
Impuni. Il est, sur fond de diversion, et le prix à payer, c’est 10 000 suppressions d’emplois.

Chaque heure de travail en France, permet de produire 19% de plus que la moyenne, dans le reste de l’Union Européenne. Les 35h sont, en outre, vilipendées, ruineuses, liquidatrices d’emplois selon un patronat plus méprisant que jamais.

Là encore, nous devons riposter, argumenter, mobiliser sur le terrain, pour réfuter et proposer des mesures qui aillent dans le sens des intérêts des salariés.

Le 17 octobre a été une journée contre la misère dans le monde, il est 946 milliardaires en dollars dans le monde. Les 225 premiers pèsent 1 000 milliards de dollars, soit 47% des revenus de la population mondiale. Dans le peloton des 100 premières économies mondiales, l’on y déniche 51 multinationales.
La richesse de la planète s’est multipliée par 6 de 1960 à l’an 2000.

Pendant ce temps, plus près de nous dans le Val-de-Marne, en une année, il a été de 3 372 assignations d’expulsions dont 2 554 commandements de quitter les lieux, 22 542 RMI dans le 94,
28 974 CMU dans le 94,
11 315 allocataires de minimas sociaux,
3 025 de dossier de surendettement.
50% des salariés, primes incluses perçoivent moins de 9 440 francs nets par mois.
Près de 2 500 salariés de la plate-forme d’Orly végètent à moins de 1 000€ par mois.
Le SMIC est à 8,44€ bruts par heure.

Ces oppositions frontales participent d’une réalité sociale, où les meurtrissures, frustrations endurées le disputent à des féodalités financières, fortunes personnelles et professionnelles confondues qui font qu’à la croisée des chemins nous sommes.

Lorsque Sarkozy déclare, je le cite :
« Le pouvoir se gagne par les idées ».

Il est évident que la bataille des idées prend à notre époque, un tour très aigu. Sur la question des retraites par exemple, qui est en même temps, une grande question de société ; réfuter le tape à l’œil, l’apparent bon sens simplificateur impose que nous fassions l’effort d’analyses des solutions avancées par la CGT, y compris sur celles relatives au financement.

Les productions de la CGT foisonnent :
Des quatre pages de la Confédération, l’Union Départementale, l’Union Régionale d’Ile-de-France, le recto-verso de la CGT d’ADP avec la CGT d’Alyzia-Handling, les 35 fiches revendicatives de la CGT, la NVO, Options, le Peuple, les productions fédérales, la matière ne manque pas pour sensibiliser.

Encore convient-il d’en assurer la diffusion la plus large. Car transformer une idée en force matérielle, consciente et active relève de nos responsabilités majeures.

Evidemment, dans ce cadre là, sous-estimer le poids de l’idéologie dominante, avec ce processus de financiarisation de la presse serait nuisible, Lagardère, Bouygues, Bolloré, Dassault, autant d’intimes de Sarkozy, même vision de la société ils ont, leurs intérêts de classe le commande.

Escamoter l’information, jouer sur l’émotionnel, déformer, tromper aussi pose le problème de la moralisation de la presse.
De mai à août 2007, Sarkozy est passé 224 fois dans les journaux télévisés. Pluralisme et démocratie sont en fait le véritable enjeu. Promouvoir notre presse, tout azimut, doit être pris comme une de nos priorités, même si ce mot de priorité est trop usé, car utilisé sans cesse, prendre conscience de cette impérieuse nécessité, c’est participer à la prise de conscience, sans laquelle les luttes seraient affaiblies.


LES ELECTIONS PRUD’HOMALES


Dans ce cadre, les élections prud’homales feront l’objet, et font déjà l’objet d’un enjeu lourd. D’abord, il y a l’enjeu de la représentativité. Il est évident qu’importera avant tout, aux yeux de quantité d’acteurs et décideurs, le résultat de la CGT ;

Les résultats de la CGT seront passés à la loupe, à la paille de fer et commentés. J’ouvre une parenthèse, pour dire que plus que jamais, nous devons mobiliser, entrainer, faire agir pour la reconnaissance du principe majoritaire pour la validité des accords qu’ils soient.
Préserver cette institution passe par un vote plus massif qu’il ne l’est. Elle est souvent considérée comme un dernier recours. Eviter une abstention trop forte, éviter l’abstention renforcerait assurément, cette institution.

C’est aussi le nombre de juridiction qui est aujourd’hui ciblé. Les menaces pèsent et Dati aimerait bien les tailler à la hache.
Il existe 271 Conseils en France et 2 546 élus CGT en 2002.
C’est à travers ces camarades, qu’est aussi valorisée l’image de la CGT.

Les Conseils Prud’hommes sont les garde-fous, des moyens de défense, de réhabilitation des salariés, en proie à l’arbitraire patronal. Ils sont aussi inventeurs de droits dans la formation de normes plus favorables aux salariés et dans la création de la jurisprudence.

Autant de motivation, au point que souvent ses attendus sont intégrés et validés par les cours d’appel et de cassation. Je n’entrerai pas dans le détail, mais les propositions de la CGT sont autant d’arguments de campagne liés aux luttes, à l’activité de tous les jours. En même temps, il nous faut mettre en valeur les résultats, bilans et réalisations de nos élus.
L’équipe d’Orly, chacune et chacun avec sa personnalité, son histoire, son éthique s’est avérée à la hauteur de ses responsabilités et de nos attentes. Compétente, dévouée et personne n’a failli sur le fond car il s’agit d’une responsabilité très ciselée, qu’il faut manier avec célérité, attention, étude et précaution avant de décider, sachant que l’erreur, si elle est humaine, n’est pas permise. Elle implique également un travail de recherche, d’investigations, de lecture, d’à propos de tous les instants.

Cette responsabilité absorbe, taraude aussi. Elle est en même temps militante, contributive à l’image et à l’activité de la CGT.
Axer notre campagne dès maintenant sur les revendications des salariés, la rendre dynamique, visible et lisible appelle de notre part des mesures planifiées, fortes et collectives.

Les UL dont la conférence sur les Unions Locales se tiendra le mois prochain, seront une fois de plus sur le devant de la scène. Structures de proximité, donc de terrain, elles sont.
Avec les syndicats, les sections syndicales, les UD, URIF, les fédérations, la confédération, nous devrons travailler en étroite coopération et en coresponsabilité.

L’UL d’Orly se devra pour impulser les initiatives indispensables, mettre en place et prendre appui sur un collectif de campagne représentatif avec un ou une responsable identifié (é).
Orly s’est toujours avéré de par son rayonnement tentaculaire, son poids économique, ses enjeux, ses projets, un laboratoire d’essais qui a servi de référence à des mesures régressives. Le vacatariat à la journée a été expérimenté jadis à Orly sud, par exemple.

En outre, nous avons des dispositions à prendre dès maintenant, sous réserve de possibles modifications.

Il faudra contrôler par entreprise les listes électorales, article L.513-3 alinéa 1, dès la deuxième quinzaine de novembre 2007.

Consultation sur 15 jours, nous lançons APPEL à CANDIDATURES avec les SORTANTS et celles et ceux qui sentent une vocation. En principe, c’est la Commission Exécutive de l’Union Départementale du 94 qui devra décider du listage définitif mais bien évidemment à partir des contributions locales.

Diversifier nos listes, s’appuyer à la fois, sur l’expérience acquise, un bien précieux et sur les exigences de renouvellement, ce sont des critères qui appelleront des choix que nous voulons équilibrer et sans exclusive.

Ces choix devront aussi tenir compte des évolutions produites ces dernières années dans le salariat.
• Le 28 décembre 2007, nous devrions avoir en main, une photographie du corps électoral.
• Le 31 janvier 2008, devrait être la date limite de l’envoi des listes électorales par l’employeur.
• Le contrôle des listes provisoires par la mairie se situera, ou se situerait entre le 16 avril et le 12 juin 2008.
• Du 21 avril au 12 juin 2008, les arrêtés fixant les Bureaux de Vote devraient êtres prêts.
• Le 18 septembre : arrêt des listes électorales.
• Du 18 septembre au 20 octobre, il sera possible d’obtenir et d’exiger des recours gracieux auprès du maire concernant les listes électorales.
• Du 21 octobre au 03 décembre 2008, le recours contentieux auprès des Tribunaux d’Instance (TI) sera permis.
• Le dépôt des candidatures officielles se fera entre le 30 septembre et le 14 octobre 2008, avec
• du 15 au 29 octobre, la possibilité de recours au sujet des candidatures.
• entre le 30 octobre et le 13 novembre 2008, devrait se situer l’envoi du matériel de vote et de propagande.
• Enfin, le 3 décembre 2008 : sera le jour du scrutin et de la proclamation des résultats dans la soirée et la nuit du 3 au 4 décembre 2008.

Le résultat de la CGT, je me répète, sera l’enjeu, décortiqué, il sera à tous les niveaux et Orly n’y échappera pas. Dépasser les 40% d’influence à Orly, réaliser le score le plus élevé possible, dépasser nos propres limites, être offensif, persuasif, tonique et argumenté, en quadrillant tous les secteurs d’activité ; y compris ceux en friche, tout cela est possible, faisable et nécessaire,


Enfin, bien que cette fois-ci l’accent ne sera pas aussi prégnant que lors des 3 rapports précédents sur les questions stratégiques inhérentes au devenir d’Orly, il est des projets très avancés qui supposent d’être traités et imposent de notre part, d’aller vers des coordinations et des actions plus amples.

Je n’ai pas évoqué dans ce rapport la pente atlantiste de Sarkozy, de la réintégration de la France à l’O.T.A.N (Organisation du Traité de l’Atlantique Nord), son alignement servile sur les positions de Bush et les déclarations va t’en guerre de Kouchner ; pas plus que leur projet de traité européen qui vise à faire passer par la fenêtre ce que le peuple, le 29 mai 2005, en lucidité a repoussé par la porte. Grand mépris de la démocratie et au pas de charge pour nous faire avaler l’imbuvable.

Cette question lourde vaut journée d’études, au même titre que les enjeux du transport aérien.

Le local ne saurait être enfermement, écueil à éviter, bien que ce soit à l’appui du réel vécu, du quotidien qu’il faut s’arcbouter, mais une plate-forme aéroportuaire comme celle d’Orly, de par sa fonction plus qu’une autre ne peut qu’être aux avant-postes, car le local dépend aussi de politiques internationales, européennes et nationales entremêlées qui au pas de charge déréglementent, mettent en concurrence, externalisent, privatisent, plaquent au sol les statuts et frappent le social à la pointe du menton.

Orly a déjà fait l’objet d’approches sous des angles variés. Sur ce plan, l’UL d’Orly a beaucoup produit.
Par exemple, c’est un autre angle d’approche, mesurer tous les aspects de la plate-forme, me fait dire qu’Orly est caractérisée par une épidémie de T.M.S (Troubles Musculo-Squelettiques) qui expliquent 2/3 des maladies professionnelles recensées.

Vous le savez, 68% des salariés d’Orly travaillent en horaires décalés, ce n’est pas sans effet sur les santés et vies privées.
33% des salariés à Orly sont soumis à de fortes contraintes de rythme.
Le travail répétitif, monotone représente 31,5% des salariés d’Orly.
Hausse des cancers professionnels il y a.
Les aérogares d’Orly Sud et d’Ouest sont et ont été fortement amiantés.
83,8% des salariés d’Orly utilisent leur véhicule personnel pour se rendre à leur lieu de travail.
La mise en service du tramway Villejuif-Juvisy-sur-Orge avec une 1ère étape à Athis-Mons, sans cesse retardée, qui couvrirait 7 600 entreprises et 130 000 salariés, permettrait de drainer 36 000 voyageurs par jour, de transférer 8% au moins des déplacements de la voiture vers les transports en commun et, avec la perspective de 20 000 emplois supplémentaires sur le pôle d’activités.
1 emploi aéroportuaire c’est près de 1 million de francs d’impact économique, 1 million de passagers supplémentaires, c’est vous le savez à partir des critères d’Orly, c’est une moyenne, 4 000 emplois directs, indirects et catalyseurs.
1 000 tonnes de fret, c’est 14 emplois.
L’activité aéroportuaire en Ile-de-France, c’est 3% du PIB, c’est 17 milliards d’euros de chiffre d’affaires réalisé par l’ensemble des entreprises aéroportuaires Orly plus Roissy plus le Bourget.

L’impact des achats d’ADP dont 50% du chiffre d’affaires dépend d’Air-France, pèse 1,2 milliards d’euros pour 4 300 fournisseurs dont 78% sont franciliens
25,6 millions de passagers à Orly en 2006 ont été traités. Orly plus Roissy, version 2006, c’est 82,47 millions de passagers pour au plan national avec les départements d’Outre Mer 146,6 millions de passagers soit 56,2% pour Orly et Roissy réunis.

La part des compagnies low-cost dans le trafic métropolitain est de 13,2% avec pour objectif d’atteindre les 25% à l’échelle européenne.

La tertiarisation du pôle Orly est en marche. Lorsque Graff, PDG d’ADP déclare, je le cite :
« Transformer ADP en véritable entreprise de services » ou lorsqu’il prétend, je cite :
« J’entends valoriser les activités périphériques comme le commerce et l’immobilier », ou lorsqu’il ajoute, je le cite encore :
« Le statut du personnel sera préservé, mais devra évoluer en fonction des besoins de l’entreprise ». Le décor est planté.
Quand la part octroyée aux actionnaires correspond à 50% du bénéfice net et que Vinci, Ferrovial, etc. sont embusqués dans la perspective d’une prochaine étape à 51% part de l’état (68% actuellement) et pour aller selon une nouvelle loi sous le seuil des 20%, il est évident que ces affairistes là, entendent plus que jamais phagocyter les statuts du personnel, le pousser pour partie, à quitter l’entreprise, à accepter des reclassements aléatoires et perturbants, ainsi qu’une mobilité géographique et professionnelles imposées et à intégrer cette nouvelle filiale qui engloberait l’assistance en escale, ADP (676 salariés), Alyzia-Handling, Sûreté, Aviance-France, Sapser, etc.

Quand ADP, insidieusement fait comprendre que la masse salariale du personnel pèse 25% du chiffre d’affaires et la sous-traitance 14,5% du résultat d’exploitation d’ADP et qu’il faut y remédier, ce sont les statuts, les acquis de tous et les effectifs qui seront autant de fenêtre de tir pour ces prédateurs.

Quand ADP se fixe à l’horizon 2010 d’obtenir 15% de gains de productivité en plus de son personnel et d’améliorer son excédent brut d’exploitation de 45 à 50%.

Quand l’exigence de rémunération des capitaux devra être portée à 7,5% de prélèvement de la valeur ajoutée, 7% pour Air-France, c’est à l’évidence, une stratégie de réduction drastique de la force de travail des salariés ADP et d’Air-France qui est en vue.

Dès lors, les surfaces commerciales augmenteraient de 30% minimum. C’est donc abandonner ADP aux logiques purement marchandes.
A ce propos, il est prévu de construire en 5 ans sur la zone Orly, un vaste programme immobilier de 230 000 m² dont entre 60 et 80% de bureaux.
Le projet Cœur d’Orly vise à créer un quartier d’affaires d’environ de 15 hectares qui pourrait comprendre des bureaux, un centre international de congrès, un hôtel 4 étoiles, en pôle de commerce et de services.

Cœur d’Orly devrait se développer autour de l’ancienne nationale 7 et sera accessible par le RER C et Orly Val et devrait être desservi par le futur tramway Villejuif-Juvisy-sur-Orge et l’éventuel Barreau TGV.

Sur le long terme ADP s’agrège l’objectif de développer un quartier d’affaires de plus de 100 hectares, c’est toute la configuration du pôle qui en serait transformée.

Transformation avec l’Opération d’Intérêt National (O.I.N), de Seine Amont-Orly-Rungis. C’est d’abord, un régime juridique très officiel, susceptible d’adopter des orientations stratégiques avec pouvoir de décision, dans des domaines structurants, tels le logement, les transports, l’emploi, les espaces immobiliers, avec les RER C et D avec de nouveaux franchissements de la Seine, le tramway, le site propre RN. 305 et 1 million de mètres carrés de surfaces à construire.

12 villes sont concernées, Orly, Rungis, Ivry, Vitry, Choisy-le-Roi, Alfortville, Ablon-sur-Seine, Thiais, Chevilly-Larue, Villeneuve-le-Roi, Valenton, Villeneuve-Saint-Georges.

Un établissement public d’aménagement a été créé, composé de 24 membres (les 12 maires du périmètre, des représentants du Conseil Régional, de l’état, et présidé par Favier Christian du Conseil Général du Val-de-Marne). Un directeur général vient d’être nommé par le gouvernement.

Il est prévu la création d’un conseil économique de territoire et une structure de coordination apparentée sur la plate-forme d’Orly. Les syndicats en seraient.

Ce projet Seine-Amont-Orly-Rungis se fera en plusieurs étapes. En témoigne le plan stratégique directeur qui est planifié sur une période. Une période de 20 ans. Cependant, nous ne pouvons rester sur la touche, d‘autant que c’est sous l’angle de l’attractivité des capitaux qui sont pensés, conçus, ces projets de territoire, Seine-Amont n’étant pas un cas isolé.

L’ouverture du capital d’ADP, s’inscrit bien évidemment dans ces stratégies qui dépassent largement notre sphère d’influence.
Cette ouverture du capital ADP, c’est la perte d’unicité d’ADP, de la garantie de l’emploi et le risque de découpage de l’entreprise en établissements distincts. ADP, c’est 423 compagnies aériennes de 98 pays.

L’assistance aéroportuaire pèse 5 milliards de francs en Ile-de-France.
27 milliards de dollars dans le monde en 2000 et 60 milliards dans 2 ans.
Attractive et convoitée, l’assistance aéroportuaire devient un enjeu.
5 engagements étaient inscrits dans le marbre de la loi ADP. 2 d’entre sont bafoués :
a) L’unicité du périmètre de l’entreprise,
b) Le maintien du statut du personnel. Il n’est pas exclu, c’est une hypothèse que la nouvelle entité soit à terme céder au plus offrant.

La CGT d’ADP a produit des analyses et de premières propositions pertinentes qui prennent le contre-pied de cette stratégie liquidatrice. En effet, elle ne sera pas sans conséquences nuisibles pour la plate-forme.
Autrement dit, se coordonner, échanger, être partie solidaire et prenante s’impose à toutes et à tous.

Mais là encore, prise de conscience et rapport des forces, seront les 2 vecteurs décisifs. Au même titre, que le processus d’intégration d’Air-France/KLM, sur l’activité Achats, programme de vols, vente de billets sur les marchés internationaux, gestion de la flotte avec le personnel sous la coupe d’un management unique ne sera pas sans effet, au même titre que l’émergence de technologies de pointe qui sous l’angle de la rentabilité capitaliste veut dire, à coup sûr, à leurs yeux, réduction d’effectifs, flexibilité, mobilité accrue et incertitudes du lendemain.

Dans ce processus d’intégration Air-France / KLM, le fret et l’informatique en sont aux avant-postes. Ces processus de concentration s’inscrivent dans une stratégie programmée, planifiée des constitutions de monopoles privés, à l’échelle européenne et mondiale qui passe par des restructurations en cours appuyées par le jeu pervers d’une concurrence « libre et non faussée ».

Le joint venture avec Delta et Air-France participe de ce mouvement de concentration-absorption-fusion avec des perspectives de rentabilité exponentielle des capitaux placés.
Depuis juin 2007, Air-France est cotée au CAC 40. La note est déjà salée, elle risque de l’être davantage, au prix de nouveaux sacrifices et d’une précarité à marche forcée.

Par exemple, la direction Fret a décidé de passer à la trappe l’accord sur les 35h, à Orly-Roissy. L’intéressement est individualisé et hiérarchisé.

Avec l’essor du TGV qui plus est, besoin de réflexion comme de coordination durables entre toutes les structures car, à l’étude approfondie de toutes les productions de la CGT sur, à la fois le diagnostic de la déréglementation dans tous ses aspects et nos propositions alternatives très mobilisatrices si tant est qu’elles soient popularisées, débattues, enrichies par les échanges entre structures et avec les syndiqués et salariés, le potentiel existe pour peser, susciter des initiatives hardies, qui fassent entendre la voix de celles et ceux qui créent les richesses.

Enfin, la semaine dernière s’est tenue la 14ème Conférence de l’URIF (Union Régionale Ile-de-France), très rythmée et dynamique à partir des enjeux européens, de l’analyse du contexte, de notre stratégie, nos revendications qu’il importe de vulgariser, car elles ont trait et matérialisent toutes les aspirations et besoins sociaux de l’entreprise, jusqu’à des horizons à perte de vue.

Comme le disait Pierre Dac : « Pour voir loin, il faut y regarder de près ».

Avec 2 700 syndiqués CGT environ à Orly, sur près de 25 000 salariés, nous ne pouvons nous en contenter, si l’on veut être plus influent.

Prendre à bras le corps cette question de la SYNDICALISATION n’est pas un supplément d’âme, mais une nécessité qui implique des efforts, une organisation décidée, un quadrillage de tous les secteurs. C’est un enjeu. Des perspectives de luttes se dessinent dans le pays, transports terrestres, fonctionnaires mais pas seulement. A Air-France aussi, pour les jours prochains, avec des PNC très déterminés et dans l’unité. Les besoins de coordination se font jour, de coordination large et durable pour faire céder ce couple gauche-patronat.

Que les décideurs, le patronat tentent de défoncer toute morgue bue, les acquis sociaux, les statuts, les salariés, c’est courir le risque de ripostes beaucoup plus combatives et rythmées.

On ne bafoue pas impunément le monde du travail. A la SIN&STES Propreté, dans le cadre de l’appel d’offres en cours, la direction escompte licencier 25 salariés sur les 52 existants, piétinant le droit et l’annexe VII de la convention collective de cette profession.

Le patronat ne traine pas la réputation d’avoir le sens de l’honneur. Car Profit et Honneur ne couchent pas dans le même lit, disait Miguel De Cervantes.