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  La sûreté aéroportuaire : des contraintes pour le bien des passagers
Catégorie : Points presse
Ajouté le : 16/12/2007 18:41
Auteur : Secgen
Lectures : 392
Note : Non évalué [ Evaluer ]

La sûreté aéroportuaire
Des contraintes pour le bien des passagers.
par Diane Leprince


Depuis les attentats de New York, la sûreté aéroportuaire a pris une autre dimension. Les Etats du monde entier se sont mobilisés pour renforcer leurs systèmes de sûreté du transport aérien.

Depuis août 2006, beaucoup d’entre eux ont décidé de renforcer les mesures de restriction concernant les bagages en cabine.

En France, les mentalités évoluent. Le recours à des technologies innovantes telles que la vidéosurveillance rentre peu à peu dans les mœurs.

11 septembre 2001, 9h du matin. La planète a les yeux rivés sur les Twin Towers. Deux avions viennent de les percuter. Elles sont en feu et s’apprêtent à s’écrouler. Derrière cette image bouleversante qui a fait le tour du monde, une nouvelle quête apparaît : la sûreté du transport aérien. Comme une véritable onde de choc, cet événement va soulever quelques questions. Comment des hommes ont-ils pu passer des postes de contrôle et embarquer dans les avions avec des cutters en poche ? Quelles sont les failles des systèmes de sûreté aéroportuaire ? depuis ce jour, les exploitants aéroportuaires n’ont eu de cesse d’appliquer toutes les mesures de sûreté imposées par leur gouvernement dans leurs établissements. Ils ont renforcé le contrôle ainsi que le nombre d’agents affectés à cette tâche. Les procédures sont plus strictes en la matière. En novembre 2006, le niveau de restriction est encore monté d’un cran. Suite à la découverte à l’aéroport d’Hearthrow à Londres d’une complot d’envergure internationale en août 2006, de nouvelles mesures ont été prises concernant les bagages en cabine. Il faut dire que les policiers britanniques ont arrêté 24 personnes projetant d’utiliser de l’explosif liquide à l’intérieur de plusieurs avions. Les terroristes visaient des compagnies américaines telles que American Airlines, United Airlines et continental Airlines. Ils pensaient cacher l’explosif dans leurs bagages à main et l’utiliser une fois arrivés dans l’avion. Cette annonce a été accompagnée d’un durcissement des mesures liées à un risque imminent d’attentat dans la capitale britannique et dans les aéroports anglais, nord-américains, français, allemands. En Grande Bretagne et aux Etats-Unis, après la révélation de ce complot, les passagers avaient seulement l’autorisation de transporter en cabine un sac plastique transparent contenant l’indispensable : leurs papiers d’identité, leurs lunettes, etc. ils ne devaient rien avoir dans leurs poches. Et tous subissaient une fouille au corps.

Restriction des bagages en cabine !

Ces mesures d’urgence draconiennes ont eu des conséquences importantes sur les flux de passagers. Des vols ont été annulés. Les aéroports étaient engorgés. Il a donc fallu trouver un juste équilibre entre un bon niveau de sûreté, un flux de passagers réaliste et une qualité de service acceptable. C’est pourquoi la Commission européenne a planché sur le sujet. Depuis le 6 novembre 2006, de nouvelles mesures ont été mises en place dans tous les aéroports de l’Union européenne. Tous les vols au départ de l’UE sont concernés, quelles que soient leur destination et la nationalité de la compagnie. Lors des contrôles de sûreté, tous les flacons et tubes contenant des liquides, gels ou pâtes doivent être présentés dans un sac en plastique d’environ 20 sur 20 cm. Leur contenance ne peut pas dépasser 100 ml.

De ce fait, de nombreux produits sont interdits car cette restriction concerne tous les liquides, les aérosols, les gels et les substances pâteuses. En clair sont prohibés : eau minérale, parfums, boissons, gel douche, lotions, crèmes, shampoings, mascara, soupes, sirops, dentifrice, savons liquides, déodorant. Les seules exceptions acceptées concernent les médicaments liquides et les aliments pour bébé. Pour autant, la tolérance de ces produits est soumise à certaines conditions. Les médicaments liquides doivent être accompagnés d’une ordonnance au nom du passager. Quant aux aliments pour bébé, leur volume doit être en rapport avec la durée du voyage.

Enfin, d’une façon générale, il est préférable de mettre tous les liquides en soute, sauf les produits indispensables pendant le vol. de plus, pour les produits liquides de plus de 100 ml, seuls les achats réalisés dans les boutiques duty free situées après les postes de contrôle sûreté sont admis en cabine. Les vendeurs peuvent fournir tous les renseignements utiles concernant les dispositions spécifiques éventuelles qui s’appliquent à certaines destinations.

Les mesures demeurent très strictes. Si le passager arrive lors des contrôles avec des objets non-conformes, il est dans l’obligation de les abandonner. Au moment où la Commission européenne révise la réglementation, Aéroports de Paris, ainsi que d’autres plates-formes aéroportuaires et compagnies européennes, réfléchit à la cohérence entre la menace terroriste et les mesures de sûreté en vigueur. Lors de la mise en œuvre de la nouvelle réglementation en novembre 2006, il était question de limiter la taille des bagages en cabine à partir de mai 2007.

Problème : qu’allait-il se passer pour les passagers en correspondance qui n’avaient pas subi de restriction dans leur aéroport de départ ? par conséquent, cette mesure a été reportée d’un an. Des experts vont pouvoir examiner sa pertinence et son efficacité en tant que mesure de sûreté.

En France, plusieurs services de l’Etat participent au maintien de la sûreté dans les aéroports. La DGAC élabore et veille à l’application de la réglementation des aéroports. La police aux frontières (PAF) est responsable de l’inspection filtrage des passagers et des bagages à main et contrôle le travail réalisé par les agents de sûreté qui sont employés par des sociétés spécialisées. La gendarmerie des transports aériens (GTA) contrôle la zone réservée (pistes et tarmac). La douane inspecte le fret et les bagages de soute. La direction de la Défense et de la sécurité civile est chargée d’organiser les interventions des artificiers dans le cadre d’alerte à la bombe.

Et enfin, c’est le préfet en charge de chaque aéroport qui coordonne le tout sur les plates-formes. Conformément à la volonté du gouvernement français, Aéroports de Paris avait déjà installé près de 5 000 caméras en juillet dernier sur ses plates-formes aéroportuaires Paris - Charles de Gaulle et Paris – Orly. L’objectif est d’atteindre 7 000 caméras en 2008 !


Merrilyn Hall, chargée d’études et de communication : la sûreté impose d’innover

En ce qui concerne les personnels qui travaillent au sein des aéroports parisiens, les mesures de sûreté ont-elles été renforcées ?

En 2004, afin de renforcer la fiabilité des contrôles des titres d’accès des personnels entrant en zone réservée, Aéroports de Paris a mis en place un dispositif de contrôle biométrique. Ce dispositif concerne 110 000 employés à Paris – Orly et Paris – Charles de Gaulle. La technologie repose sur la reconnaissance de l’empreinte digitale.

Au mois de juin dernier, les premières assises de la prospective aéroportuaire se sont tenues à Nice. Quelle place la sûreté a-t-elle eu dans ces débats ?

L’un des thèmes majeurs de ces assises a été l’aéroport du futur. La sûreté de ce fait a une place importante dans cette réflexion. La menace terroriste a beaucoup changé lors des 6 dernières années et risque d’évoluer encore à l’avenir. Face à ce phénomène, et dans le cadre des objectifs de sûreté définis par les Etats, les aéroports doivent développer des solutions efficaces qui facilitent le parcours du passager et préservent des espaces capables d’intégrer de nouvelles technologies.

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Entre Voisins
Octobre 2007/ numéro 13/ la sûreté